dimanche, 22 octobre 2006

Villiers, candidat préféré des paysans

Dans un article consacré à Nicolas Sarkozy qui «multiplie les gestes en direction du monde rural», Le Figaro (19.10) rappelle que Philippe de Villiers est le premier présidentiable préféré des agriculteurs : «Nicolas Sarkozy connaît ses handicaps vis-à-vis de l’électorat rural. Mais ce nest pas, pour lui, une raison de se contenter de sa place de quatrième parmi les présidentiables préférés des agriculteurs, derrière Philippe de Villiers, François Bayrou et Ségolène Royal.»
Le pr
ésident du Mouvement Pour la France qui développe, au cours de ses déplacements dans les départements, son programme pour une «ruralité vivante», entend «promouvoir une agriculture durable» en permettant aux agriculteurs de «vivre du fruit de leur travail et non des primes» et en prenant en compte qui pèsent sur eux : à cette fin, il propose de mettre en place une politique de prix rémunérateurs les contraintes environnementales, sociales et sanitaires.
Remettant en cause la politique europ
éenne en la matière, Villiers estime quil est «urgent» dabolir le «découplage», qui, dit-il, «brise le lien entre le travail et le revenu, leffort et la récompense» et de rétablir «la préférence communautaire pour corriger la concurrence inégale». Constatant que certains Etats membres de lUnion européenne nont pas la même conception de lagriculture que la France et quils préféreront toujours sapprovisionner aux prix les plus bas du marché, il préconise d’»imaginer une nouvelle Europe agricole» en créant «un marché commun avec les pays qui considèrent que lagriculture est liée à lidentité et que la souveraineté alimentaire est un droit, et en excluant les États qui ont une conception consumériste».

Au plan mondial, le président du MPF veut «défendre les produits agricoles européens face à la mondialisation» en faisant respecter «respecter lexception agriculturelle». Pour Villiers, les produits agricoles et viticoles ne sont pas des produits comme les autres puisquils sont attachés à nos territoires, à nos terroirs, à notre culture. Il faut donc les sortir de lOMC.
Pour d
éfendre la viticulture frappée de plein fouet par la mondialisation et menacée par des Commissaires européens, pour qui seuls comptent les aspects économiques, le président du MPF veut réformer la loi Evin, supprimer les droits de succession sur les propriétés viticoles, et créer une force au service de la viticulture inspirée du Market Access Programme américain.