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samedi, 28 avril 2007
Mise au point de Paul-Marie Coûteaux
« Je me regarde plus que jamais comme villiériste »
Dans les conditions qui nous étaient faites, le résultat de Philippe de Villiers est mieux qu'honorable : le candidat souverainiste a une fois encore montré sa combativité en épousant au plus près le "logiciel" de la souveraineté populaire et nationale qui est le plus précieux Bien commun des Français, et, surtout, celui dont tout dépend. Je suis fier d'avoir pris part à sa campagne aux côtés de mon ami Guillaume Peltier ; et je suis admiratif que tant de concours bénévoles, tant de dévouement et de talents aient contribué aussi, au sein du MPF, à un résultat que les plus beaux esprits de l'univers politico-médiatique ne prévoyaient pas.
Dès le lendemain 23 avril, j'ai dit clairement à Philippe de Villiers que pour ce qui me concernait je ne pouvais appeler à voter pour Nicolas Sarkozy, cela pour la raison principale que, conformément au dispositif du plan Merkel qu'approuvait encore bruyamment le candidat UMP en mars dernier, il ferait adopter un nouveau traité constitutionnel (rebaptisé "institutionnel") par la voie parlementaire, ce qui, s'il était élu, pourrait se faire sous présidence française dès le début de l'année 2008. M'estimant en partie dépositaire de ce qu'il est désormais convenu d'appeler le souverainisme, je ne peux me résoudre en appelant à voter pour Nicolas Sarkozy à mettre un doigt dans cet engrenage. J'ai donc dit à Philippe mon intention d'appeler à voter blanc et de le faire savoir, ce qui était d'ailleurs tout à fait conforme à l'appel à la liberté qu'il avait lancé la veille, au soir du premier tour. Je lui ai confirmé cette intention le lendemain et le surlendemain même à Strasbourg au cours de conversations les plus amicales. C'est donc tout naturellement que mercredi 25 j'ai publié un communiqué, repris par l'AFP, dans lequel j'écrivais : "Dimanche, la majeure partie des voix souverainiste a été aspirée par la démagogie des trois candidats présélectionnés de l'Euroland. Servis par de puissants moyens, ceux-ci ont fait oublier qu'ils étaient favorables à la Constitution européenne pourtant rejetée massivement par les Français. Au second tour, aucune voix souverainiste ne doit donner une légitimité populaire au coup de force qui se prépare. En particulier, aucune de nos voix ne saurait aller à Nicolas Sarkozy, qui a d'ores et déjà approuvé le plan Merkel de relance de la Constitution et s'apprête à le faire avaliser en catimini, sous la forme d'un mini-traité, par la voie parlementaire. J'appelle tous les Français qui le 29 mai 2005 ont dit "non" à exprimer leur refus de ce grave détournement de démocratie en déposant dans les urnes un bulletin blanc."
Après la publication de ce communiqué, divers journalistes m'ont appelé et pour l'un d'eux il est ressorti de notre conversation que "je ne voulais plus avoir de lien avec le MPF". C'était aller très au-delà de ce que j'ai dit : je n'ai fait que rappeler en effet que je n'étais pas formellement membre du MPF, mais plutôt du RIF (Rassemblement pour l'Indépendance de la France), mouvement qui d'ailleurs a in fine appelé à voter pour le candidat souverainiste. Je tiens à dire à tous mes amis du MPF que d'une part je n'en maintiens pas moins ma participation à la délégation parlementaire de Philippe de Villiers au Parlement européen assortie des différents concours dont peut à ce titre bénéficier le Mouvement Pour la France ; d'autre part je me regarde comme un sympathisant actif de ce mouvement vaillant et prometteur, m'attachant à rassembler aux côtés de Philippe de Villiers un concours aussi grand que possible de voix indépendantes venues de différents horizons du souverainisme, qu'elles soient dénommées "gaullistes", "chevènementistes" ou autres ; enfin, et surtout, je me regarde plus que jamais comme villiériste, estimant que Philippe de Villiers est l'homme politique français qui incarne le mieux le combat pour l'indépendance de la France outre que me lient à lui une affection personnelle et une amitié fidèle.
Je tenais à faire cette mise au point au cas où certains d'entre vous seraient tentés d'extrapoler à partir de propos qui étaient eux-mêmes des extrapolations.
Mes chers amis, continuons de plus belle notre combat. Que les souverainistes de tous horizons reprennent leur longue marche pour la reconquête de la souveraineté populaire et nationale et fassent obstacle à tout nouveau traité visant à "approfondir l'UE", c'est-à-dire à limiter encore l'indépendance de la France.
12:00 Ecrit par p2v2007 dans A la Une | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Philippe de Villiers, législatives, MPF, Paul-Marie Couteaux, délocalisations, pouvoir d'achat, solidarité
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Commentaires
Merci à PMC de ce communiqué rassurant et encourageant.
Ecrit par : christophe Horen | samedi, 28 avril 2007
Je voterai pour le MPF chaque fois qu'il y aura une élection (législatives, municipales etc...) mais jamais je ne pourrai me résoudre à voter pour Sarkozy car en ce qui concerne l'Europe il est à l'opposé de mes idées. Souverainiste je suis et resterai et je voterai blanc. J'ai souvent fait des "copié/collé" de vos interventions sur ce site pour les lancer sur le forum orange et tiens à vous remercier de soutenir la France dans sa souveraineté nationale et populaire. Souvent je désespère, vous m'aidez à reprendre courage. Merci Mr Coûteaux
Ecrit par : dan | samedi, 28 avril 2007
Vous avez appelé vos électeurs à voter N.Sarkosy au deuxieme tour! bravo! comme vous pouvez le constater au niveau de mon patronime, je suis Français depuis 5 générations minimum et rends hommage a mes ancètres qui ont à leur époque sû acueillir en France des Armeniens pourchassés par la Turquie, des Hongrois fuyant le stalinisme, des Italiens fuyant mussolini des Espagnols victimes de Franco et aujourd'hui vous soutenez un fils d'émigré Hongrois qui veut créer un ministère de la discrimination positive alors que lui-même a bénéficié de nos valeurs uniques au monde France Terre d'Asile. Décidément nous n'en avons pas fini avec la droite fasciste!
Ecrit par : louis vrilleau | dimanche, 29 avril 2007
Bonjour,
Je pense que tout le monde s'est trompé quant à l'explication des résultats du vote sur le traité en 2005.
C'était un vote de contestation à Chirac et non au traité européen.
De là en a découlé le reste.
Bien à vous,
Catherine
Ecrit par : Catherine | lundi, 30 avril 2007
En réponse au commentaire de Catherine, je ferai remarquer que seul le vote "non" au TCE est largement commenté sous l'angle des motivations de vote. Pourtant le vote "oui" pourrait tout autant être commenté.
Combien d'électeurs se sont seulement plongés dans quelques articles de ce pavé, qu'ils aient voté "oui" ou "non" ?
Plus d'équité pour plus d'objectivité SVP.
Ecrit par : gros chat | lundi, 30 avril 2007
Je considère Nicolas SARKOZY est un homme dangereux pour la France.
1 - Je pense à sa discrimination positive qui va à l'encontre des principes de la République et va entraîner beaucoup d'injustices. Ce principe est d'ailleurs en contradiction avec sa volonté de vouloir défendre le travail.
2 - Il est encore dangereux dans son approche de l'islam et sa façon de traiter cette idéologie en la privilégiant au détriment de nos racines chrétiennes. Je qualifie l'islam d'idéologie car ce courant de pensée ne se limite pas au domaine spirituel mais empiète largement sur le domaine séculier et notamment celui de la politique.
Agir pour faciliter l'installation de l'islam en France, c'est allez contre les fondements de notre civilisation et ceux qui contestent cette affirmation ignorent ce qu'implique l'islam comme contraintes en contradiction totale avec notre mode de vie.
L'islam, lorsqu'il entre dans le champ politique devient un système totalitaire que nous devons combattre.
3 - SARKOZY est encore un homme dangereux dans son approche du phénomène homosexuel qui va contribuer à détruire la famille.
4 - Il est encore dangereux dans sa façon d'aborder l'Europe. Cela a été développé ci-dessus par P-M Couteaux.
Je ne suis pas exhaustif sur les dangers que représente SARKOZY. Mais Ségolène ROYAL incarne également tous ces problèmes mais d'une façon décuplée et elle contribuera en plus à mettre notre économie par terre. Elle est, par ailleurs, totalement incompétente pour tenir le poste qu'elle brigue.
Alors de deux maux, je souhaite éviter le pire et voterai SARKOZY dimanche.
Ecrit par : Roland le breton | lundi, 30 avril 2007
Je suis vivement déçu par P2V qui appelle à voter Sarkozy au deuxième tour.Non seulement il va à l'encontre de ce qu'il avait dit le soir des résultats du premier tour,à savoir que les votes de ses électeurs ne lui appartiennent pas mais il confirme aussi ce que disent ses détrcteurs:il ne semble être que le "sous-marin " de l'UMP.J'ai cru en lui,j'ai voté pour lui,maintenant je suis consterné.
Cordialement,
Ecrit par : Gallus | lundi, 30 avril 2007
Mais non, mais non! Les Français ont répondu NON au TCE en toute connaissance de cause. Souvenez vous, le gouvernement a joint une notice explicative à ce gros pavé en pensant nous pousser ainsi au Oui...
Si P2V avait choisi une autre stratégie de sa campagne, celle proche du coeur de son peuple, c'est lui qui serait aujourd'hui ce troisième homme.
Espérons au moins qu'il sache en tirer les conclusions et qu'il ne se coupe plus de sa base
Ecrit par : Mado | lundi, 30 avril 2007
Je ne comprends pas l'utilité du vote blanc pour le 2ème tour: puisqu'il n'est pas comptabilisé, ce vote est perdu. De même, si l'on s'abstient. C'est donner une chance de plus à l'adversaire.
Comme on ignore la composition future de l'Assemblée, donc le poids qu'elle aura dans la composition des lois,on prendrait un risque de plus pour l'avenir.
plm
Ecrit par : lefeuvre | mardi, 01 mai 2007
pourquoirefusez-vous mon commentaire?
plm
Ecrit par : lefeuvre | mardi, 01 mai 2007
Je ne sais d'où sort ce "couteaux" mais c'est le degré zéro de la stratégie politique. Nous sommes tous souverainistes, mais ne pas voter pour Sarkozy c'est voter pour Royal qui n'est pas plus souverainiste que le premier. Nous avons plus de chance de faire entendre notre sensibilité au sein de notre famille politique qu'en faisant le jeu d'une gauche qui est et restera internationaliste.
A l'heure des combats essentiels, nous avons besoin de coqs plus que d'autruches. Que Monsieur Couteaux aille s'inscrire chez Chevènement, qui chantait naguère l'internationale à la fin des meetings !
Ecrit par : perlesvaux | mercredi, 02 mai 2007
L'heure n'est pas à la gueguerre mais à l'union. Que ce soit Sarko ou Ségo, ne révêz pas nos idées seront loin d'être au pouvoir, peut être plus avec Sarko, qui nous a fait un discours presque villiériste dans le débat qui le confrontait à son adversaire, mais une fois au pouvoir la vigilance sera de mise. Alors arrêtons de nous déchirer dans notre propre camp, c'est ça qui nous renforcera devant les politiques habituelles.
Ecrit par : GRAFF | jeudi, 03 mai 2007
PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy a assuré jeudi, le 3 mai, que trois des principaux dirigeants européens et le président de la Commission européenne lui avaient donné leur accord sur l'adoption d'un mini-traité européen.
Après le "non" des Français au référendum sur le traité de Constitution européenne, le candidat de l'UMP l'adoption d'un mini-traité européen sans le plébiscite du peuple. "J'ai parlé de cette question avec Angela Merkel, avec José Luis Zapatero, avec Tony Blair. Les trois m'ont donné leur accord et même Manuel Barroso", a précisé Nicolas Sarkozy sur France-3.
"J'ai pris des contacts avant", a-t-il ajouté. "On doit se préparer à la fonction présidentielle. Je ne dis pas que je serai élu mais j'ai dû me préparer à cela."
"La Constitution de Valérie Giscard-d'Estaing, malgré le travail remarquable de l'ancien président de la République, ne verra pas le jour, parce que les Français ont dit non", a déploré Nicolas Sarkozy.
"Mme Royal dit: 'il faut faire un nouveau référendum'. Sur quoi mon Dieu?", s'est-il interrogé. "Une nouvelle Constitution? On va avoir le temps. Pour mettre 27 pays d'accord sur une nouvelle Constitution, on en reparlera dans cinq ans."
La vision du candidat de l'UMP ne consiste pas "à faire une Constitution, mais à doter l'Europe d'institutions nouvelles notamment avec la mise en place d'un président de l'Union européenne. Sur ces points tout le monde est d'accord les partisans du 'non' comme les partisans du 'oui'", a conclu Nicolas Sarkozy." AP
Cela veut dire quoi exactement, que nous perdons notre souverainteté à jamais?
Ecrit par : julie | vendredi, 04 mai 2007
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